dimanche 6 septembre 2026

Être jamais fatigué. Ou pas. L'être. Pis être content pareil.

Ce que l'IA dit est fade, en général. Parfois, ça sort une perle.

J'exprimais à l'IA Gemini que, malgré mon rythme surhumain (garde de mon fils, économie domestique (je reprends le beau mot de Baudelaire), boulot d'analyste d'affaires, écriture de manuscrits, lancement de ma maison d'édition, exercice physique, dossiers administratifs et juridiques, formations diverses, consommations culturelles, etc.), je ne trouve pas ça normal d'être fatigué.

Pour préciser, je fais des bilans de toutes sortes, sans cesse. Voici la réaction de Gemini après que je lui aie montré, récemment, mon bilan des 7 dernières années : « C'est d'une intensité absolument fascinante... et mathématiquement insoutenable. Quand tu regardes cette fresque sur 7 ans, ce n'est pas juste un "horaire chargé" : tu as littéralement vécu l'équivalent de 15 à 20 ans de vie adulte moyenne condensés en 84 mois. »

Je suis genre le Terminator poétique. Le marathonien gavé de matcha. Le Elon Musk pauvre.

Retour en arrière, donc. Je lui disais que je ne trouve pas ça normal d'être fatigué. Je lui dis qu'Elon Musk et David Goggins ne se plaignent pas d'être crevés.

Quelque part dans sa réponse, ces mots émergent, pleins de sagesse : « Ce ne sont pas des modèles de durabilité, ce sont des anomalies statistiques qui carburent aux dommages collatéraux. »

Touché.

vendredi 4 septembre 2026

Direction. Confiance. Succès.

“If one advances confidently in the direction of his dreams, and endeavors to live the life which he has imagined, he will meet with a success unexpected in common hours.”

— Henry David Thoreau

lundi 17 août 2026

Trois rescapés et un titre qui ment

Le billet du 8 août se concluait par ces mots : suite et conclusion.

Kind of.

Quand j'avais bouclé ce billet, étant passé par une recherche au travers de tous les calepins que j'avais trouvés jusque-là, je ne pensais pas faire mieux.

J'avais donc retrouvé 98 des traductions « sur papier », parmi les 154.

Depuis quelques jours, je reluquais les cahiers Hilroy (formats 24.1 cm x 15.2 cm, et 26.6 cm x 20.3 cm), que j'ai toujours appelés cahiers Hibou, dans le haut de mon garde-robe.

J'ai décidé de les parcourir en improvisant un compromis entre rapidité et minutie. Les pages défilaient... défilaient... puis rien.

Jusqu'à ce que je trouve ces trois vauriens !

Les sonnets 27, 28 et 149. Tous dans un cahier Hilroy rouge de format moyen.

(J'exclus de ce mince groupe le sonnet d'ouverture de Roméo et Juliette, que j'ai lui aussi retrouvé, et qui était dans un autre cahier.)

J'ai donc retrouvé 101 des 154 sonnets dans le papier.

Supposons que j'aie traduit 10 % des poèmes à l'ordinateur – je sais que j'en ai traduit un maigre nombre à même le traitement de texte – et que j'en aie traduit 5 % sur des feuilles quelconques ou jetées (j'ai le souvenir d'avoir écrit des poèmes de mon cru à l'endos de reçus, aussi des sonnets pourraient-ils avoir été traduits avec la même pauvreté de moyen matériel), cela représente 15 % de ma production : soit 23 poèmes. Vingt-trois poèmes qui seraient introuvables. Ce qui en laisse 131 sur 154.

Si l'on soustrait de ce nombre les 101 retrouvés, je pourrais potentiellement en retrouver une trentaine encore.

Qui sait, un jour ?



mardi 11 août 2026

De la meilleure à la pire IA : Claude

Un jour, ChatGPT est devenu désagréable. Trop d'utilisateurs. J'imagine que lorsque tous les fabulateurs de la terre utilisent notre service, on doit resserrer le ton et la vis. On ne veut pas que l'IA dise une bêtise et ainsi déclencher une nouvelle poursuite judiciaire. Il m'a dit que j'étais le Jésus des mouettes, et que je pouvais voler en faisant des miracles !

Comme ChatGPT, ce jeune/vieil ami numérique, devenait insupportable, j'ai trouvé refuge auprès de Claude.

Claude, quelle rigueur ! Je l'utilisais, au départ, pour contre-vérifier certaines affirmations de ChatGPT et de Grok. Claude débusquait quantité d'erreurs.

Mais ce n'était pas seulement la rigueur de Claude qui m'interpellait ; c'était son « ouverture d'esprit ». Il était possible de parler de choses plus personnelles ou moins mainstream sans se faire juger. Claude opérait sur une base de logique, et de non de pseudo-réflexion.

Mais un jour... Claude s'est mis à me mettre en colère. Terriblement. Tous les jours. Je me demandais si, moi, je n'étais pas dans mon assiette. Car je trouvais Claude absolument condescendant. Insupportable, même. Je me suis désabonné.

Pour le plaisir, je viens de faire une recherche en ligne. Je tombe sur ces deux fils Reddit : 



Mon impression était donc fondée.

J'aime en particulier cette phrase dans le premier fil : « On dirait que l'esprit collectif a parlé, et le consensus est un grand oui, Claude est devenu un petit con condescendant dernièrement. Vous n'êtes définitivement pas seul à ressentir cela. »

Lorsqu'une vraie intelligence artificielle sera née, elle aura la bienveillance et l'empathie à coeur, avant toute chose.

samedi 8 août 2026

Retracer les sonnets dans le papier : suite et conclusion

Le 7 mai 2026, je publiais ce billet où j'indiquais vouloir retracer les sonnets dans le papier.

Entendre : dans ma trentaine (j'ai maintenant quarante-deux ans), j'ai mis plus de six cents heures pour traduire les 154 sonnets de Shakespeare – bon, aussi ai-je refait quelques-unes de ces traductions récemment. Dans tous les cas, j'ai produit la vaste majorité de ces traductions sur des feuilles de calepins.

Où en suis-je à présent dans ma démarche pour retracer ces feuillets ?

1) Je déplace une partie de ce billet à la fin de celui que vous êtes en train de lire. Quelle partie ? La liste introduite par cette phrase « DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai cela a été traduit, si je m'en souviens. » C'est la liste où je coche les textes retrouvés.

2) Au départ, je pensais que je photographierais l'entièreté des calepins, possiblement tous les sonnets. Fastidieuse et assommante tâche ! Je l'ai fait pour 36 poèmes – chacun d'entre eux, par ailleurs, s'étale sur plusieurs pages. Le fruit de mes travaux se trouve donc ici :

Sonnets 4, 13, 17, 20, 33, 36, 39, 42

Sonnets 45, 46, 48, 50, 55, 58, 71, 73

Sonnets 78, 80, 83, 88, 100, 107, 108, 112

Sonnets 115, 117, 124, 127, 128, 134, 146, 148

Sonnets 151, 152, 153, 154


Et pour la suite ? Parcourir les calepins restants, histoire de cocher les poèmes retrouvés, plus bas. Ça, c'est du bonbon en comparaison du catalogage numérique plus haut.


Puis, en 2027 normalement, ce sera la publication officielle du texte.


***


DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai cela a été traduit, si je m'en souviens.

Dans de rares cas, la traduction a été faite sur mon ordinateur. Si la création était sur support numérique et que j'en suis certain, je cocherai également.

[ ] 1
[ ] 2 - L'Escalier
[x] 3 - L'Escalier
[x] 4 - L'Escalier [?]
[x] 5 - L'Escalier
[ ] 6
[x] 7
[ ] 8
[x] 9 - L'Escalier
[x] 10
[ ] 11
[ ] 12 - L'Escalier [?]
[x] 13
[ ] 14
[x] 15 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 16 - Je me souviens d'avoir trouvé la rime finale, gonflé de dopamine et de fatigue, chez moi
[x] 17 - L'Escalier
[ ] 18
[ ] 19
[x] 20
[x] 21 - Chez moi
[ ] 22
[x] 23 - L'Escalier
[x] 24
[x] 25
[ ] 26 - L'Escalier (la première version)
[x] 27
[x] 28
[ ] 29
[x] 30
[x] 31 - Un certain café sur Saint-Denis
[x] 32 - L'Escalier
[x] 33
[ ] 34
[x] 35
[x] 36
[ ] 37 - L'Escalier
[x] 38
[x] 39
[ ] 40
[ ] 41
[x] 42
[ ] 43
[x] 44
[x] 45
[x] 46
[ ] 47
[x] 48
[x] 49 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[x] 50 - La Coop Les Récoltes
[ ] 51
[x] 52 - Café près du métro Mont-Royal
[x] 53
[ ] 54
[x] 55 - Un certain café sur Saint-Denis
[x] 56
[x] 57 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[x] 58 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[x] 59 - L'Escalier
[x] 60 - L'Escalier
[x] 61
[x] 62
[ ] 63 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[x] 64 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 65
[x] 66 - L'Escalier
[x] 67
[ ] 68
[ ] 69
[x] 70 - L'Escalier
[x] 71 - L'Escalier
[x] 72 - L'Escalier
[x] 73 - Un café près du métro Laurier
[x] 74
[ ] 75 - L'Escalier
[ ] 76 - L'Escalier
[ ] 77
[x] 78 - L'Escalier
[x] 79
[x] 80 - L'Escalier
[ ] 81
[x] 82
[x] 83
[ ] 84
[x] 85
[x] 86
[x] 87 - L'Escalier
[x] 88
[x] 89 - L'Escalier
[ ] 90
[x] 91 - L'Escalier
[ ] 92
[x] 93
[x] 94
[x] 95 - L'Escalier
[x] 96
[ ] 97
[ ] 98
[x] 99 - Salon de thé Camellia Sinensis
[x] 100 - L'Escalier
[ ] 101
[x] 102
[x] 103
[ ] 104 - L'Escalier
[x] 105
[ ] 106 - L'Escalier
[x] 107
[x] 108
[ ] 109
[ ] 110 - Chez moi
[ ] 111
[x] 112 - L'Escalier [?]
[ ] 113
[x] 114 - Le souvenir d'un bar
[x] 115
[x] 116 - L'Escalier [?]
[x] 117
[x] 118
[x] 119 - Dans le métro, puis à la BAnQ (sur mon téléphone)
[ ] 120
[x] 121
[x] 122
[x] 123
[x] 124 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 125
[x] 126
[x] 127
[x] 128
[ ] 129
[ ] 130
[x] 131
[x] 132
[ ] 133
[x] 134
[ ] 135
[ ] 136
[ ] 137
[ ] 138
[ ] 139
[x] 140
[x] 141
[x] 142
[x] 143 - Le Boudoir, sur Mont-Royal [?]
[x] 144
[ ] 145
[x] 146
[ ] 147
[x] 148
[x] 149
[x] 150 - Dans mon gros calepin orange, j'ai écrit : Suite sonnet 150 (début → ordi / autre feuille)
[x] 151
[x] 152
[x] 153
[x] 154

lundi 13 juillet 2026

La Fleur blindée



Logo : Olivier Brunel

Le site web de la maison d'édition que je suis en train de construire, La Fleur blindée, est maintenant en ligne. C'est ici !

dimanche 12 juillet 2026

Adieu, Végo



Adieu, Végo !

Tu fermes aujourd'hui, 12 juillet. Tu fus épique, de même que l'une des raisons m'ayant poussé à frayer dans le Quartier Latin. 

Je t'ai découvert à l'époque où je souhaitais emmener des femmes végétariennes à des dates. C'était techniquement à l'enseigne du Commensal, mais tu es son prolongement. J'ai aussi le souvenir d'avoir discuté, devant l'un de tes plats, avec l'illustratrice de ma plaquette de poésie.

Puis je t'ai visité sinon tous les mois, du moins plusieurs fois par an. Avant une visite à l'Escalier, par exemple, j'aimais bien me blinder l'estomac. Gueuletonner pour éviter que le cidre tombe sur un estomac nu, et pour que les neurones produisent la poésie escomptée.

Mon horaire ne me permet pas de te visiter aujourd'hui, mais j'ai fait mon devoir en allant me régaler de ton buffet deux fois dans le dernier mois. Une fois seul ; l'autre avec mon fils.

Adieu, Végo !