dimanche 22 mars 2026

Ce qu'il reste de l'Escalier (rien)

 


Que reste-t-il de l'Escalier ? Littéralement rien. Le bar/café a fermé à l'automne 2020, la pandémie l'ayant achevé juste avant la fin de son bail ; tandis que l'immeuble où son fantôme avait une chance de subsister a été démoli l'an passé. Ça fait tout drôle.

Cette absence ? On dirait la bouche d'une personne dont on a arraché une dent cariée.

Il me semble que je vois encore des gens, danser, là-haut, à l'étage, dans l'éther. Et des poètes étudier leurs rimes.

Plusieurs années de ma vie. Juste là. J'ai visité le lieu de vingt-huit à trente-cinq ans à peu près.

Bob Dylan, le peintre

On m'a souvent dit, plus jeune, Écoute Bob Dylan, tu aimeras ça ! C'est sûr.

Peut-être a-t-il souffert de la comparaison, car on me l'avait présenté comme un Rimbaud américain. Mais je n'ai pas aimé la voix nasillarde, la musique un brin décousue, le petit frisson électrique errant.

Cela dit, je viens de le découvrir sous un autre angle. Le peintre. Quelle maîtrise de la lumière ! Je pense que ce que les gens voulaient dire, c'était : Regarde les toiles de Bob Dylan, tu aimeras ça ! C'est sûr.

vendredi 13 mars 2026

Pourquoi il faut que j'apprenne les neurosciences

Il faut que je les apprenne pour correctement verbaliser ce que je vis, ce que nous vivons tous. Je les connais un peu, de façon parcellaire, parce qu'elles étaient sur mon chemin lors de mon certificat en psychologie.

Voici ce qui m'est arrivé cette semaine. Alors que j'étais alité, dans un état liminal, et que je me sentais couler vers le sommeil, mon humeur était plutôt bonne. Puis, une pensée est venue empoisonner toutes les autres. Je me suis mis à songer « Non, non, non – pas une telle pensée ! » Et le triolet de négations se répétait...

Je me suis dit : c'est le moment de faire un exercice de gratitude. Dès lors, mon champ mental s'est ouvert. J'ai vu – littéralement, dans ma tête – un espace plus vaste, plus ouvert. Et ce qui m'empoisonnait un instant plutôt est devenu une donnée se fondant au paysage de ma pensée.

Tout à l'heure, en y repensant, j'ai eu une intuition : se pourrait-il que la pratique de la gratitude active le système parasympathique ? Et élargisse le champ d'attention ?

À l'inverse, j'avais cru comprendre que, sous l'effet du stress, et de l'activation sympathique, le champ attentionel rétrécissait. C'est quelque chose qui m'avait fasciné en psychologie.

Bref, mes recherches m'indiquent que je suis sur une bonne piste.

vendredi 27 février 2026

Jim Carrey



Jim Carrey, quel homme. Déjà, il m'avait impressionné, il y a quelques années, quand j'avais entendu parler de son éveil spirituel et de sa déconstruction de l'ego.

Parfois, on se demande comment une personne s'exprimant dans une certaine langue s'exprimerait dans la nôtre. Ici, on en a le parfait exemple. Ça sent le travail et l'amour ; c'est bien mieux que ce qu'une IA ferait avec un mensonge lisse.

vendredi 13 février 2026

J'ai tellement parlé de Boris Vian

J'ai tellement parlé de Boris Vian, sur mon blogue et dans la vie, que c'en est indécent.

Longtemps, jusqu'au début de la trentaine, ayant franchi la porte d'entrée de la librairie, je me dirigeais vers le rayon des romans étrangers, tout droit à la lettre V.

Voulais voir s'il avait publié quelque chose de nouveau, même s'il était mort en 1959. (Ce n'était pas entièrement con, après tout, considérant la parution de Mademoiselle Bonsoir suivi de La Reine des garces en 2013, et du roman On n'y échappe pas, en 2020 – Vian, le roi de l'intemporalité)

Pourtant, je l'ai tellement aimé que j'ai fini par le détester. Juste un tout petit peu. Mais détester un petit peu, c'est détester beaucoup.

Je l'ai perçu comme un père jusqu'à scruter toutes ses failles et juger son legs, son empreinte sur moi, même si c'est moi qui l'avais choisi et adopté.

Mais ce matin – dans le demi-sommeil c'était, je crois – la figure du Transcendant Satrape m'est apparue éclatante. C'est-à-dire que son nom a repris sa dorure d'antan, comme s'il avait été astiqué plutôt que voué aux asticots. Je sais plus par quel songe j'ai été frappé ; c'est comme si Boris Vian était devenu le nom d'une institution ou quelque chose comme ça.

J'me suis empressé de prendre mon téléphone et j'ai noté : 

Boris Vian - Mon père, mon prince, mon ami, mon héros, l'antidote à tous mes soucis.

Ouais. Je l'ai aimé.

samedi 7 février 2026

Ma traduction d'un poème de Richard Brautigan

Sous l'oeil bienveillant des machines pleines de grâce aimante

J'aime imaginer (et
le plus tôt le mieux !)
une prairie cybernétique
où mammifères et ordinateurs
vivent ensemble en harmonie
mutuellement programmée
ainsi que pure eau
rejoignant ciel clair

Je me plais à imaginer
(maintenant, s'il vous plaît !)
une forêt cybernétique
peuplée de pins et d'électronique
où des cerfs passent en paix
parmi des ordinateurs
semblables à des fleurs
aux éclosions tournoyantes

Je me plais à imaginer
(c'est inévitable !)
une écologie cybernétique
où nous sommes libérés des labeurs
afin de regagner la nature
et nos frères et soeurs
mammifères,
sous l'oeil bienveillant
des machines pleines de grâce aimante

mardi 3 février 2026

Elon Musk, Bill Gates, Donald Trump...

C'est confirmé, être milliardaire ou en haute position de pouvoir prédispose à être une enflure.

Je trouve ça quand même épatant. Qu'est-ce qui lui trouvaient, à ce dégénéré ?