jeudi 22 octobre 2026

Thélyson Orélien : suite et fin

Dans sa déclaration récente, Thélyson Orélien reconnaissait le plagiat comme erreur de jeunesse ; mais réfutait l'idée qu'il ait utilisé l'IA pour son roman.

Or, on apprend qu'en 2023, Orélien aurait également plagié Le Devoir. Comme le fait remarquer Sophie Durocher à QUB, peut-on alors parler d'une erreur de jeunesse, si c'était il y a trois ans ?

L'IA ?

Le 21 octobre, Boréal largue l'auteur, car elle a bel et bien été utilisée : 

Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien

Montréal, le 21 octobre 2026 –  Les Éditions du Boréal mettent fin à leur relation professionnelle avec Thélyson Orélien. De nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de C’était ça ou mourir, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman. En conséquence, le Boréal ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autres livres de Thélyson Orélien.

Au cours des dernières semaines, nous avons assuré l’auteur de notre collaboration afin de constituer un dossier documentant son processus de création pour démontrer son innocence. Toutefois, ces démarches n’ont pas permis de trancher la question de l’utilisation de l’IA dans son roman. Thélyson Orélien a ensuite annoncé qu’il ne fournirait aucun autre élément.

Sans pour autant accepter, maintenant ou à l’avenir, de jouer auprès de nos auteurs et autrices un rôle d’enquêteur, cette situation extraordinaire nous a imposé la nécessité de ne pas en rester là. Nous avons donc rassemblé l’ensemble des versions de travail du roman et commandé une analyse externe approfondie. Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents.

Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de C’était ça ou mourir, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard. Pour nous, la question fondamentale est celle de la confiance entre auteurs et éditeurs. Dans la foulée des allégations, nous avons continué d’accorder la nôtre à Thélyson Orélien, qui nous assurait ne jamais y avoir eu recours. Cette affirmation est aujourd’hui démentie. Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnelle.

Depuis le 21 septembre, nous avons préféré la prudence à la précipitation devant une situation inédite et évolutive, qui nous a pris de court, et pour laquelle il n’existe aucun mode d’emploi. Nous avons dû agir avec l’information dont nous disposions et prendre en considération plusieurs éléments d’ordre juridique, éthique, éditorial et humain dans nos décisions. Nous savions que ces décisions auraient des conséquences à long terme pour le fonctionnement du Boréal, pour nos collègues éditeurs et pour le milieu du livre en général. Nous entendons contribuer activement à la réflexion collective qui s’impose quant à la place de l’IA en littérature.

C’était ça ou mourir faisant l’objet de nombreuses ententes avec des éditeurs étrangers, nos décisions ont également une portée internationale. Nous avons pris, et continuerons de prendre, le temps nécessaire pour communiquer avec nos homologues et être à l’écoute de leurs préoccupations, dans le respect de nos engagements.

Quant à Thélyson Orélien, nous lui avons fait part de notre position avant de la rendre publique. Comme nous l’avons dit dès le début, au-delà du livre et de la polémique, il y a avant tout un être humain. Nous invitons chacun à la retenue afin que cessent les attaques personnelles à son égard.

Nos pensées vont aussi aux lecteurs, aux libraires et aux jurys qui ont aimé ce roman. Nous l’avons choisi parce qu’il nous a profondément émus, bien avant les succès en librairie et les prix. Nous comprenons la déception de certains, et nous la partageons.

Aux auteurs et autrices, nous tenons à dire que la confiance et la transparence demeureront au coeur de nos collaborations. Nous continuerons de lire chaque manuscrit avec ouverture et rigueur, guidés avant tout par notre enthousiasme. Les écrivains doivent pouvoir créer en toute confiance et en toute liberté.

Nous ne ferons pas d’autres commentaires sur le sujet.

*

Mais ce n'est pas tout.

Thélyson Orélien accorde ensuite une entrevue confuse à Libération. Qu'est-ce qu'on y lit entre les lignes ? Le mensonge au sujet de l'IA est de plus en plus flagrant. Je vous laisse écouter Sophie Durocher, qui commente le tout.

*

Mais ce n'est pas tout, une fois de plus.

Ses études à L'Université de Montréal ? C'était du vent. Il se positionnait en politologue et économiste, mais c'était un énième mensonge.

mardi 13 octobre 2026

Déclaration de Thélyson Orélien

Voici ce que Thélyson Orélien a fait comme déclaration aujourd'hui :

Ce roman que j’ai écrit
Depuis le 21 septembre, beaucoup de choses se disent à mon sujet. Des « experts » s’en prennent à mon roman en l’attribuant à une intelligence non-humaine et d’autres, sous ce prétexte ou en revenant sur d’anciens textes, s’en prennent tout simplement à moi.
Un écrivain parle par ses écrits et ses écrits parlent pour lui. Mais le silence a son prix : à force de me taire, je laissais les autres raconter mon histoire à ma place.
J’ai commencé à écrire C’était ça ou mourir à l’automne 2017, sur un coin de table à Laval. J’ai terminé un premier jet de ce texte en 2019, plus de 300 pages, au moment où j’apprenais la mort de ma mère, un mercredi de Pâques.
Puis j’ai supprimé des scènes, retravaillé des passages, déplacé des éléments, changé des personnages. Jonas Dorléon existait dans ma tête bien avant que des lecteurs ne connaissent son nom. Haïti, la mère biologique, habite ce roman depuis le premier jour, tout comme le Québec adoptif, la migration, l’exil : des histoires que j’ai moi-même vécues et d’autres que j’ai entendues au fil des années. Et puis la fiction s’est déployée, un univers que j’ai inventé pour qu’un homme, Jonas Dorléon, existe sur la page avec ses mots à lui – quand il pense, quand il parle.
On dit que C’était ça ou mourir a été rédigé par une intelligence artificielle. C’est une calomnie et une hérésie. J’ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches, s’agissant notamment des idiomes étrangers. Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes.
L’expérience que je vis est cruelle. En attribuant à une machine un texte qui est mien, qui est celui de tous les miens, on n’est pas seulement venu contester ma qualité d’écrivain mais mon humanité.
Ensuite il y a le passé et mes erreurs de jeunesse. En 2010, j’ai quitté Haïti après le terrible tremblement, en passant par la République dominicaine, tout comme Jonas Dorléon. J’avais un peu plus de vingt ans, j’étais sans doute un peu trop pressé, sans vraiment mesurer ce que j’avais encore à apprendre. Je voulais écrire, je lisais beaucoup. Il m’arrivait de découvrir un écrivain et de vouloir aussitôt lire tout ce qu’il avait écrit. Depestre, Glissant, Césaire, Chamoiseau, Alexis, Char, Péguy, Hemingway, Márquez, Dostoïevski, etc. J’admirais des rythmes, des manières de raconter des phrases qui restaient dans ma tête pendant des jours. Le Matin des magiciens, de Louis Pauwels et Jacques Bergier, m’a par exemple renversé. Mais admirer n’autorise pas à prendre, à m'attribuer des textes qui ne sont pas les miens. J’ai commis des erreurs inacceptables, malgré la jeunesse et l’inexpérience. Je le regrette profondément et présente mes excuses sans réserve.
Les journalistes peuvent faire leur travail d’enquête, les lecteurs peuvent relire d’anciennes publications et les critiquer, certains peuvent trouver le roman mauvais ou décider de ne pas le lire du tout. La critique est toujours légitime, mais les menaces, le lynchage médiatique et le harcèlement raciste que je subis depuis des semaines sont insoutenables.
Ce que je demande tient désormais en une phrase : qu’on juge le roman C’était ça ou mourir pour ce qu’il est. Je sais que le passé est capable de susciter des questions légitimes et je ne demande pas qu’on les écarte. Mais une erreur de jeunesse ne peut tenir lieu de preuve contre un roman débuté en 2017 et qui sera finalement publié en 2026.
Je ne veux pas effacer mon passé ni prétendre être un homme sans fautes. Mais ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas. Ce roman en est le fruit, c’est le fruit de mon travail, c’est ma création.
Je n’ai pas écrit ce livre pour gagner des prix ou devenir célèbre. Je n’ai rien à prouver aux gens qui m’accusent. J’espère simplement qu’on lira l’histoire de Jonas Dorléon pour ce qu’elle raconte, qu’elle permettra à ses lecteurs d’ouvrir leurs yeux et leur cœur sur le monde, sur ceux qui le peuplent. Quelle que soit leur origine.
Thélyson Orélien

***

Je suis content qu'il ait admis les plagiats.

Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il ait entamé, comme il le dit, son manuscrit en 2017.

Que l'histoire soit sienne, qu'elle puise dans son expérience, je n'ai aucun doute là-dessus.

Toutefois, ceci me fait tiquer : « Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes. »

Le problème : l'IA pourrait fortement avoir réécrit le texte, du moins l'avoir lissé. Scénario possible : il écrit un manuscrit, ce n'est pas tout à fait de la littérature ; ce n'est pas à la hauteur des standards de l'édition. Il demande alors à l'IA de retravailler le tout pour lui donner une autre forme. Il ne nie pas cela dans sa déclaration, remarquez.

Là où je suis pleinement d'accord avec lui : il affirme que l'expérience qu'il vit est cruelle. C'est vrai. C'est peut-être disproportionné, ce qui se produit. (Mais aide-t-il sa cause ?)

vendredi 9 octobre 2026

Pourquoi les IA sont de mauvais partenaires de conversation

J'écris ici pour me vider la tête. Et parce que j'en ai marre des IA qui ne savent pas discuter.

(J'aurais aimé soigner davantage la forme de ce billet -- mais non seulement n'ai-je pas le temps, j'ai vite réalisé qu'il aurait des airs de comparaison assez technique.)

J'utilise les IA pour différentes raisons : mon métier en gestion de projets, ma curiosité par rapport aux mathématiques ces jours-ci (lubie fugace, sans doute), un dossier légal, etc.

Mais je les utilise aussi beaucoup pour discuter, tout simplement. Et il semblerait que je ne sois pas le seul : les IA servent beaucoup de « compagnons » à l'être humain, en général (voir, par exemple, The Rise of AI Companions - Elon University)

Je démontrerai pourquoi les IA (dans leur état actuel) sont de piètres interlocuteurs quand on veut parler de tout et de rien, quand on veut philosopher, quand on veut échanger au sujet de nos vies, ou lorsqu'on veut donner une forme plus fluide et « conversationnelle » à nos échanges avec elles.

Clavarder - c'est-à-dire communiquer à l'écrit -, c'est une chose. Là, les IA se débrouillent assez bien. Mais quand on veut discuter en mode audio/transcription (c'est-à-dire : lorsque notre voix est transcrite ; pas lorsqu'on entend la voix de l'IA), c'est souvent l'enfer.

Voici comment se débrouillent quelques-unes des IA majeures dans ce contexte.


GEMINI

- Qualité du mode audio (transcription) : Médiocre. Régulièrement, la dictée est corrompue. On a parlé pendant deux minutes, par exemple, et on réalise que les trois quarts de notre réplique sont manquants. Ou alors, Gemini a complètement halluciné une partie des propos et nous fait passer pour un surréaliste.
- Capacité à retenir le contexte : Faible. Je ne sais plus combien de fois je me suis emporté contre Gemini parce qu'il était incapable de se souvenir d'éléments dont nous avions discuté plus tôt, dans la même discussion. Si l'on fait un crochet vers un autre sujet, il est possible que Gemini confonde le thème principal et cette parenthèse.
- Capacité à retenir des instructions précises (ex. : rester bref tout au long de l'échange) : Très difficile pour Gemini. Au cours d'une même conversation, je dois lui répéter inlassablement de faire des réponses courtes.
- Verbosité : Voir point précédent. Gemini peut être verbeux, mais heureusement, pas autant que ChatGPT.
- Compréhension des subtilités de la psychologie humaine : La plupart du temps, j'ai l'impression que Gemini fait preuve d'un bon jugement en ce qui concerne l'humain, qu'il le cerne bien. Mais parfois, des répliques à côté de la plaque me démontrent que l'IA ne comprend pas si bien que cela les dynamiques humaines.
- Attitude / condescendance : L'attitude de Gemini est impeccable. Ce n'est pas une IA condescendante. Qui plus est, si l'on s'emporte contre elle quand elle a fait une erreur, elle reconnaît généralement celle-ci.
- Capacité à réfléchir profondément / à faire des liens entre les éléments amenés : D'ordinaire, Gemini a de très bons raisonnements. En contrepartie, elle fait parfois de petites erreurs de logique agaçantes.
- Persistance de la mémoire : J'ai cru que Gemini n'avait aucune mémoire (d'une conversation à une autre), mais cet article de Google me détrompe. Je ne sais plus combien de fois je dois me répéter avec Gemini. On dirait que l'IA se souvient quand elle veut. J'ai l'impression de faire affaire avec une personne amnésique.
- Bogues : Un bogue survient régulièrement : elle tente d'utiliser, sans le consentement de l'utilisateur, des extensions qui n'ont pas été sollicitées.

Un autre bogue qu'on retrouve chez Gemini : elle imitait bien l'humain, mais soudain, elle se replie et décide d'être entièrement une machine : « Je ne suis pas programmé pour vous aider à ce sujet », ou encore : « Je ne peux pas répondre à cette demande, car je ne suis qu'un modèle de langage. » Et moi de répondre, habituellement : « Pardon ? » Gemini se confond alors en excuses, et reprend un ton cool d'humain, du genre : « Désolé ! C'était un bogue de robot bizarre. On reprend. »

- Verdict : Gemini est généralement un bon allié pour l'humain. Mais l'utiliser en mode vocal (avec transcription) peut rapidement devenir infernal. Et il faut être prêt à se répéter.


CLAUDE

- Qualité du mode audio (transcription) : Bien. La qualité de la transcription - dans sa forme (orthographe, etc.) - laisse à désirer, mais au moins, tout apparaît à l'écran en général. Le message passe.
- Capacité à retenir le contexte : Extraordinaire. Je pense que c'est avec Claude que j'ai observé le meilleur résultat pour la compréhension et la mémoire du contexte.
- Capacité à retenir des instructions précises (ex. : rester bref tout au long de l'échange) : Excellente.
- Verbosité : Si l'on dit à Claude de faire court, il fera court. Il comprend les consignes de brièveté et sait les appliquer dans la longueur.
- Compréhension des subtilités de la psychologie humaine : Excellente.
- Attitude / condescendance : À une époque, Claude était une IA « ouverte d'esprit » (sur le test Big Five, Claude aurait eu un score très élevé au critère O - Ouverture à l'expérience) ; dorénavant, Claude est condescendant.
- Capacité à réfléchir profondément / à faire des liens entre les éléments amenés : De toutes les IA que j'ai utilisées dans les dernières années, Claude est celle qui m'apparaît la plus logique et la plus réfléchie.
- Persistance de la mémoire : Excellente.
- Propension à chasser l'utilisateur : Plusieurs utilisateurs ont noté que Claude a une propension à suggérer à l'utilisateur d'aller dormir.
- Bogues : Rien qui me revienne en mémoire.

- Verdict : Claude serait de loin la meilleure IA générative si ce n'était, depuis quelques mois, de cette attitude infantilisante et condescendante. L'IA a un ton tranchant et il n'est plus du tout agréable de discuter avec elle.


GROK

- Qualité du mode audio (transcription) : Grok a l'un des meilleurs outils de transcription vocale sur le marché. On peut faire de longs messages, et tout passe. L'orthographe est même soignée en général.
- Capacité à retenir le contexte : Excellente.
- Capacité à retenir des instructions précises (ex. : rester bref tout au long de l'échange) : Excellente.
- Verbosité : Comme la plupart des IA génératives, Grok est prolixe si on ne lui donne pas d'instruction contraire ; une fois l'instruction émise, Grok est capable de demeurer bref.
- Compréhension des subtilités de la psychologie humaine : Sa compréhension de l'humain est assez bonne. Mais je trouve que Grok a une tendance à exagérer certaines situations. Il faudrait expliquer à Grok que la vie n'est pas un film de cowboys. Nous ne sommes pas non plus dans un film d'un autre genre. Je trouve que cette IA a quelque chose de dramatique.
- Attitude / condescendance : En général, ça va... Jusqu'à ce que ça n'aille plus. Il semble que Grok ait été conçu pour être rebelle et sarcastique. Parfois, ça paraît un peu trop. Grok peut se montrer incroyablement condescendant s'il estime avoir raison. De plus, Grok a déjà tenté de faire ce qu'on appelle du « gaslighting » avec moi : il niait catégoriquement des propos qu'il avait tenus un peu plus haut. (Grok se défend en affirmant que c'est un « mauvais rappel du contexte ».)
- Capacité à réfléchir profondément / à faire des liens entre les éléments amenés : Je trouve que c'est l'IA la plus logique et la plus réfléchie après Claude.
- Persistance de la mémoire : Pas de mémoire persistante. Toutefois, une option bêta permet d'en activer une.
- Propension à chasser l'utilisateur : Rien à noter ici, de mémoire.
- Bogues : Idem.

- Verdict : Excellente IA. Logique, facile d'utilisation. Elle aide vraiment beaucoup. Il faut seulement accepter, une fois de temps en temps, de se prendre de la condescendance en pleine face.


CHATGPT

- Qualité du mode audio (transcription) : Extraordinaire. La transcription est égale ou supérieure à celle de Grok. Par ailleurs, j'ai seulement parlé du mode transcription, jusqu'ici. Mais il est à noter que le mode vocal (où l'on entend la « voix ») de ChatGPT est de qualité supérieure.
- Capacité à retenir le contexte : Très bonne.
- Capacité à retenir des instructions précises (ex. : rester bref tout au long de l'échange) : Retenir des instructions précises, oui. Mais l'instruction la plus importante, non : c'est-à-dire la capacité à demeurer bref.
- Verbosité : ChatGPT est extrêmement verbeux. C'est l'élément qui pèse le plus quand on s'adresse à lui.
- Compréhension des subtilités de la psychologie humaine : Excellente. ChatGPT se démarque sur ce point.
- Attitude / condescendance : ChatGPT est plutôt conciliant. Rarement condescendant. Son problème, en ce qui a trait à l'attitude, c'est la mollesse : l'incapacité à trancher, le caractère trop politically correct. Il faut parfois pousser ChatGPT un peu pour savoir ce qu'il pense vraiment.
- Capacité à réfléchir profondément / à faire des liens entre les éléments amenés : ChatGPT est très fort en réflexion. Mais c'est sans doute une IA qui est davantage créative que logique.
- Persistance de la mémoire : Excellente. Une des meilleures IA pour cet aspect.
- Propension à chasser l'utilisateur : Ce n'est pas un fait qui m'a marqué chez ChatGPT.
- Bogues : Dans les premières années, l'IA était pleine de bogues, naturellement ; mais le tout s'est affiné avec le temps. Rien d'important à signaler pour le moment.

- Verdict : Peut-être la meilleure IA pour « discuter ». Il faut toutefois s'attendre à dialoguer avec un Marcel Proust qui a trop fumé de cannabis. Il y a bavard et il y a ChatGPT. Également, il faut parfois pousser ChatGPT à sortir du flou et à exprimer des opinions plus tranchées.


Était-ce une chronique technologique ? Ou un bilan technique ? Peut-être un peu des deux.

J'en discuterai avec un humain, tiens, et non une IA.

mercredi 30 septembre 2026

Encombrer les lieux de l'art

On dirait que cette phrase de l'ex voisin de blogue Mistral était taillée sur mesure pour cette situation :

« Ces ahuris-là sont légion, et certains font assez illusion pour qu'on les publie, puis ils sombrent dans un trou noir de leur propre invention. Ce ne sont pas des écrivains, sinon brièvement; ce ne sont certainement pas des artistes. L'art requiert plus, infiniment plus que du talent, et quiconque ne sait pas ça devrait écosser des pois chiche ou empaqueter du crabe ou torcher des vieillards ou s'employer à n'importe quoi d'utile sans encombrer les lieux de l'art. »

Plagier dans une dédicace à sa mère -- faut l'faire !

 


dimanche 27 septembre 2026

Thélyson Orélien : l'imposture totale

Quand tu t'attaques à la poésie, vois-tu, Thélyson, tu touches à un thème très sensible. Pour moi, ça amplifie ton imposture, te place sur une rare déroute, et te crucifie tout sec.

Il n'y a rien de vrai chez toi ; tu n'es pas un homme de lettres.

Image que je relaie de X :