Ceci n'est pas un dictionnaire
Littéralement. Des mots sous divers reflets, mais ce n'est pas un dico. Blogue littéraire et geek de Guillaume C. Lajeunesse.
dimanche 12 juillet 2026
Adieu, Végo
jeudi 9 juillet 2026
Synchronicité : quand la tempête cessera...
When the Storm Ends I Will Finish My Work, 2021, Meryl McMaster
Marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. Au fait que, jeune homme, j'ai été dépressif. Le jeune adulte que j'ai été était affligé d'un trouble dépressif caractérisé, suggérerait le DSM V. C'était, pour tout dire, souvent incapacitant.
Durant cette même période, j'apprenais l'écriture littéraire en autodidacte. Malgré tout, donc, j'ai pondu des pièces et des poèmes. Ma pratique littéraire, que certains auraient peut-être jugé abondante (vu le contexte), m'apparaissait fort maigre ; et ce sont des romans que je désirais écrire, un jour. Mon médicament, c'était alors le songe. Je construisais en pensée une hallucinante collection d'oeuvres littéraires. Que je me promettais, un jour, une fois que je serais rétabli, de matérialiser.
Je disais donc que, marchant au hasard aujourd'hui, je réfléchissais. À tout ça. Je me suis dit : « Pour me garder en vie intellectuellement pendant cette période-là, j'ai comme accumulé un gros backlog de rêves et de projets. Pis même si j'ai écoulé une grande partie de ce backlog, il reste énormément de choses dedans encore, à ce jour, à 41 ans. C'est comme si ça me suivait toujours. »
Je lève alors les yeux. Devant moi ? L'oeuvre plus haut : When the Storm Ends I Will Finish My Work. Frisson. On ne pourrait pas trouver image plus parfaite (tristesse, oeuvre de papier, plume) pour décrire... la quantité de rêves, et notamment de projets littéraires, que j'avais amassés, et que je me promettais un jour de concrétiser.
C'EST LITTÉRALEMENT CE QUE LE TITRE DE L'OEUVRE SUGGÈRE, D'AILLEURS.
L'impression que l'univers, juste là, me disait : c'était une réflexion très juste.
L'intérêt de celle-ci ? Je soupçonne ce « backlog » d'être un frein à des ambitions nouvelles.
lundi 18 mai 2026
Je n'ai jamais joué au Scrabble
Ça pourrait sembler étonnant, mais je n'ai jamais joué au Scrabble.
Dans un café que je visite avec mon fils – toujours le même, après que nous nous soyons fait couper les cheveux –, sur une grande table centrale se trouve un plat qui, aspect décoratif, est empli de lettres de Scrabble. Les pièces sont couleur bois pour la plupart ; quelques-unes sont vertes, roses, jaunes. Cela a de quoi interpeller mon garçon. Celui-ci me demande souvent d'écrire son nom ou des choses comme ça.
Hier, pour varier, il m'a demandé de composer un mot. Avec vertige, j'ai contemplé les lettres. Mon esprit, qui aime maximiser, n'était pas capable de composer un mot avec ce fatras de lettres.
Puis j'ai vu le mot : rafle
Puis j'ai vu : je
Puis j'ai vu : ton
Puis j'ai vu : son
JE RAFLE TON SON.
Le poète qui capte le bruit pour en faire une chanson. Ça me fait aussi penser à cette phrase de Hemingway : "In any art you're allowed to steal anything if you can make it better."
Finalement, j'ai peut-être bien fait de ne pas jouer au Scrabble : j'ai plus de facilité à distinguer une phrase poétique qu'un mot payant.
C'est une bonne chose que je sois poète finalement.
vendredi 15 mai 2026
Il est de retour...
Je suis fou comme d'la marde, car de Belgique
Il est revenu, mon p'tit, mon grand, mon loulou ;
L'aigle de fer a fait son numéro magique,
Et j'ai pu tenir sa main, à ce p'tit zoulou !
Je suis surexcité, car du pays des frites
Il est revenu, le p'tit, le grand, le mignon ;
Il a chevauché un aigle avec grand mérite.
Voilà Gabriel et son visage trognon.
Je suis fou comme d'la marde, car de Belgique
Il est revenu, mon p'tit, mon grand, mon coco ;
L'aigle s'est déployé, radieux, tout énergique ;
Le voilà qui, claqué, sombre dans un dodo...
mercredi 13 mai 2026
Shakespeare vu par Hugo
jeudi 7 mai 2026
Retracer les sonnets dans le papier
Lorsque je veux sortir de chez moi pour écrire, ou plus prosaïquement lorsque je cherche une petite feuille de papier pour y noter une information, j'attrape le premier calepin que je débusque ; il m'arrive souvent d'y retrouver ma traduction des sonnets. Je parle des sonnets de ce cher Will -- l'ami par-delà le temps !
Par exemple, voulant noter l'adresse courriel d'une personne, tout à l'heure, je tombe sur cette traduction :
Note : Cela peut sembler artisanal au premier abord (ce l'est, en un sens), mais le tout obéit à un système, de même qu'à une métrique robuste.
Prenons l'exemple de ces quelques vers, plus haut :
J’aime tes yeux, qui, me prenant en pitié,
Sachant que ton cœur me torture en son dédain,
Se sont vêtus de noir et d’amour endeuillé, Pour voir avec jolie compassion mon chagrin.
Les alexandrins se découpent ainsi :
J’ai / me / tes / yeux /, qui /, me / pre / nant / en / pi / ti /é,
Sa / chant / que / ton / cœur / me / tor / tu / re en / son / dé / dain,
Se / sont / vê / tus / de / noir / et / d’a / mour / en / deu / illé, Pour / voir / a / vec / jo / lie / com / pa / ssion / mon / cha / grin.
Versification non pas antique, mais moderne, telle que pratiquée par Hugo, Baudelaire, Rimbaud, etc.
Pouvait-on me reconnaître, dans les cafés, à cette gymnastique mentale qui se traduisait par le fait que je compte sur mes doigts ? Je me rappelle de cet individu, à l'Escalier, qui m'avait demandé si j'étais un poète en me voyant ainsi découper de gestes les syllabes, et qui m'avait félicité, heureux, lorsque je le lui avais confirmé.
Je possède depuis longtemps, en version numérique, tous les sonnets que j'ai retapés à l'ordinateur ; et je prépare une publication de ces poèmes. Cela dit, les retrouver dans le papier est toujours chose excitante ; ça me reconnecte à ma démarche première.
Souvent, lorsque je fais une telle découverte -- des carnets emplis de sonnets --, je me dis : « Il serait bien, un jour, que je retrouve le plus de calepins possible. »
Ce jour a peut-être en partie commencé.
Tout à l'heure, j'ai donc ouvert quelques tiroirs, j'ai fouillé, mais je n'ai rien trouvé. Puis, regardant ailleurs, j'ai trouvé ce qui était visiblement la manne. De petits casiers ouverts, dans mon meuble d'ordinateur brun café, dissimulés derrière le moniteur. Compulser quelques-uns de ces calepins m'a permis d'inférer que tous ces carnets contenaient des sonnets.
J'ai donc pris la direction du café, où je suis présentement, avec cette masse de blocs-notes dépareillés, afin de prendre en photo leur contenu. J'ai presque photographié la moitié déjà.
Ainsi, je me propose de publier, sur ce blogue, toutes les traductions que je retrouverai. Je lierai chacune des publications concernées à celle-ci. L'objectif sera de cocher, dans la liste plus bas, les traductions retrouvées. Dans de rares cas, ce sera impossible, car la traduction a été faite sur mon ordinateur, par exemple. Si la création était sur support numérique et que j'en suis certain, je cocherai également.
DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai où cela a été traduit, si je m'en souviens.
[ ] 1
[ ] 2 - L'Escalier
[ ] 3 - L'Escalier
[ ] 4 - L'Escalier [?]
[ ] 5 - L'Escalier
[ ] 6
[ ] 7
[ ] 8
[ ] 9 - L'Escalier
[ ] 10
[ ] 11
[ ] 12 - L'Escalier [?]
[ ] 13
[ ] 14
[ ] 15 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 16 - Je me souviens d'avoir trouvé la rime finale, gonflé de dopamine et de fatigue, chez moi
[ ] 17 - L'Escalier
[ ] 18
[ ] 19
[ ] 20
[ ] 21 - Chez moi
[ ] 22
[ ] 23 - L'Escalier
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[ ] 25
[ ] 26 - L'Escalier (la première version)
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[ ] 29
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[ ] 31 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 32 - L'Escalier
[ ] 33
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[ ] 37 - L'Escalier
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[ ] 47
[ ] 48
[ ] 49 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 50 - La Coop Les Récoltes
[ ] 51
[ ] 52 - Café près du métro Mont-Royal
[ ] 53
[ ] 54
[ ] 55 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 56
[ ] 57 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[ ] 58 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[ ] 59 - L'Escalier
[ ] 60 - L'Escalier
[ ] 61
[ ] 62
[ ] 63 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 64 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 65
[ ] 66 - L'Escalier
[ ] 67
[ ] 68
[ ] 69
[ ] 70 - L'Escalier
[ ] 71 - L'Escalier
[ ] 72 - L'Escalier
[ ] 73 - Un café près du métro Laurier
[ ] 74
[ ] 75 - L'Escalier
[ ] 76 - L'Escalier
[ ] 77
[ ] 78 - L'Escalier
[ ] 79
[ ] 80 - L'Escalier
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[ ] 87 - L'Escalier
[ ] 88
[ ] 89 - L'Escalier
[ ] 90
[ ] 91 - L'Escalier
[ ] 92
[ ] 93
[ ] 94
[ ] 95 - L'Escalier
[ ] 96
[ ] 97
[ ] 98
[ ] 99 - Salon de thé Camellia Sinensis
[ ] 100 - L'Escalier
[ ] 101
[ ] 102
[ ] 103
[ ] 104 - L'Escalier
[ ] 105
[ ] 106 - L'Escalier
[ ] 107
[ ] 108
[ ] 109
[ ] 110 - Chez moi
[ ] 111
[ ] 112 - L'Escalier [?]
[ ] 113
[ ] 114 - Le souvenir d'un bar
[ ] 115
[ ] 116 - L'Escalier [?]
[ ] 117
[ ] 118
[x] 119 - Dans le métro, puis à la BAnQ (sur mon téléphone)
[ ] 120
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[ ] 122
[ ] 123
[ ] 124 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
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[ ] 143 - Le Boudoir, sur Mont-Royal [?]
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mardi 5 mai 2026
Une perfection négative
Voici une citation de Victor Hugo (j't'en train de lire son petit immense bouquin « William Shakespeare »)
« Ne pas donner prise est une perfection négative. Il est beau d'être attaquable. »
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Ça me fait songer à cette règle du pouvoir de Robert Greene :
« Ne semblez jamais trop parfait. »






