mercredi 13 mai 2026

Shakespeare vu par Hugo

« Shakespeare, c'est la fertilité, la force, l'exubérance, la mamelle gonflée, la coupe écumante, la cuve à plein bord, la sève par excès, la lave en torrent, les germes en tourbillons, la vaste pluie de vie, tout par milliers, tout par millions, nulle réticence, nulle ligature, nulle économie, la prodigalité insensée et tranquille du créateur. À ceux qui tâtent le fond de leur poche, l'inépuisable semble démence. A-t-il bientôt fini ? Jamais. Shakespeare est le semeur d'éblouissements. À chaque mot, l'image ; à chaque mot, le contraste ; à chaque mot, le jour et la nuit. »

– Victor Hugo, William Shakespeare

(QUEL HOMMAGE !)

jeudi 7 mai 2026

Retracer les sonnets dans le papier

Lorsque je veux sortir de chez moi pour écrire, ou plus prosaïquement lorsque je cherche une petite feuille de papier pour y noter une information, j'attrape le premier calepin que je débusque ; il m'arrive souvent d'y retrouver ma traduction des sonnets. Je parle des sonnets de ce cher Will -- l'ami par-delà le temps !

Par exemple, voulant noter l'adresse courriel d'une personne, tout à l'heure, je tombe sur cette traduction :



Note : Cela peut sembler artisanal au premier abord (ce l'est, en un sens), mais le tout obéit à un système, de même qu'à une métrique robuste.

Prenons l'exemple de ces quelques vers, plus haut :

J’aime tes yeux, qui, me prenant en pitié,

Sachant que ton cœur me torture en son dédain,

Se sont vêtus de noir et d’amour endeuillé, Pour voir avec jolie compassion mon chagrin.


Les alexandrins se découpent ainsi :


J’ai / me / tes / yeux /, qui /, me / pre / nant / en / pi / ti /é,

Sa / chant / que / ton / cœur / me / tor / tu / re en / son / dé / dain,

Se / sont / vê / tus / de / noir / et / d’a / mour / en / deu / illé, Pour / voir / a / vec / jo / lie / com / pa / ssion / mon / cha / grin.


Versification non pas antique, mais moderne, telle que pratiquée par Hugo, Baudelaire, Rimbaud, etc.

Pouvait-on me reconnaître, dans les cafés, à cette gymnastique mentale qui se traduisait par le fait que je compte sur mes doigts ? Je me rappelle de cet individu, à l'Escalier, qui m'avait demandé si j'étais un poète en me voyant ainsi découper de gestes les syllabes, et qui m'avait félicité, heureux, lorsque je le lui avais confirmé.


Je possède depuis longtemps, en version numérique, tous les sonnets que j'ai retapés à l'ordinateur ; et je prépare une publication de ces poèmes. Cela dit, les retrouver dans le papier est toujours chose excitante ; ça me reconnecte à ma démarche première.

Souvent, lorsque je fais une telle découverte -- des carnets emplis de sonnets --, je me dis : « Il serait bien, un jour, que je retrouve le plus de calepins possible. »

Ce jour a peut-être en partie commencé.

Tout à l'heure, j'ai donc ouvert quelques tiroirs, j'ai fouillé, mais je n'ai rien trouvé. Puis, regardant ailleurs, j'ai trouvé ce qui était visiblement la manne. De petits casiers ouverts, dans mon meuble d'ordinateur brun café, dissimulés derrière le moniteur. Compulser quelques-uns de ces calepins m'a permis d'inférer que tous ces carnets contenaient des sonnets.



J'ai donc pris la direction du café, où je suis présentement, avec cette masse de blocs-notes dépareillés, afin de prendre en photo leur contenu. J'ai presque photographié la moitié déjà. 

Ainsi, je me propose de publier, sur ce blogue, toutes les traductions que je retrouverai. Je lierai chacune des publications concernées à celle-ci. L'objectif sera de cocher, dans la liste plus bas, les traductions retrouvées. Dans de rares cas, ce sera impossible, car la traduction a été faite sur mon ordinateur, par exemple. Si la création était sur support numérique et que j'en suis certain, je cocherai également.

DANS LA MESURE DU POSSIBLE, j'écrirai cela a été traduit, si je m'en souviens.

[ ] 1
[ ] 2 - L'Escalier
[ ] 3 - L'Escalier
[ ] 4 - L'Escalier [?]
[ ] 5 - L'Escalier
[ ] 6
[ ] 7
[ ] 8
[ ] 9 - L'Escalier
[ ] 10
[ ] 11
[ ] 12 - L'Escalier [?]
[ ] 13
[ ] 14
[ ] 15 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 16 - Je me souviens d'avoir trouvé la rime finale, gonflé de dopamine et de fatigue, chez moi
[ ] 17 - L'Escalier
[ ] 18
[ ] 19
[ ] 20
[ ] 21 - Chez moi
[ ] 22
[ ] 23 - L'Escalier
[ ] 24
[ ] 25
[ ] 26 - L'Escalier (la première version)
[ ] 27
[ ] 28
[ ] 29
[ ] 30
[ ] 31 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 32 - L'Escalier
[ ] 33
[ ] 34
[ ] 35
[ ] 36
[ ] 37 - L'Escalier
[ ] 38
[ ] 39
[ ] 40
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[ ] 43
[ ] 44
[ ] 45
[ ] 46
[ ] 47
[ ] 48
[ ] 49 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 50 - La Coop Les Récoltes
[ ] 51
[ ] 52 - Café près du métro Mont-Royal
[ ] 53
[ ] 54
[ ] 55 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 56
[ ] 57 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[ ] 58 - Possiblement le bar Le Boudoir, sur Mont-Royal
[ ] 59 - L'Escalier
[ ] 60 - L'Escalier
[ ] 61
[ ] 62
[ ] 63 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
[ ] 64 - Un certain café sur Saint-Denis
[ ] 65
[ ] 66 - L'Escalier
[ ] 67
[ ] 68
[ ] 69
[ ] 70 - L'Escalier
[ ] 71 - L'Escalier
[ ] 72 - L'Escalier
[ ] 73 - Un café près du métro Laurier
[ ] 74
[ ] 75 - L'Escalier
[ ] 76 - L'Escalier
[ ] 77
[ ] 78 - L'Escalier
[ ] 79
[ ] 80 - L'Escalier
[ ] 81
[ ] 82
[ ] 83
[ ] 84
[ ] 85
[ ] 86
[ ] 87 - L'Escalier
[ ] 88
[ ] 89 - L'Escalier
[ ] 90
[ ] 91 - L'Escalier
[ ] 92
[ ] 93
[ ] 94
[ ] 95 - L'Escalier
[ ] 96
[ ] 97
[ ] 98
[ ] 99 - Salon de thé Camellia Sinensis
[ ] 100 - L'Escalier
[ ] 101
[ ] 102
[ ] 103
[ ] 104 - L'Escalier
[ ] 105
[ ] 106 - L'Escalier
[ ] 107
[ ] 108
[ ] 109
[ ] 110 - Chez moi
[ ] 111
[ ] 112 - L'Escalier [?]
[ ] 113
[ ] 114 - Le souvenir d'un bar
[ ] 115
[ ] 116 - L'Escalier [?]
[ ] 117
[ ] 118
[x] 119 - Dans le métro, puis à la BAnQ (sur mon téléphone)
[ ] 120
[ ] 121
[ ] 122
[ ] 123
[ ] 124 - Un certain café sur Saint-Denis [?]
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[ ] 143 - Le Boudoir, sur Mont-Royal [?]
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mardi 5 mai 2026

Une perfection négative

Voici une citation de Victor Hugo (j't'en train de lire son petit immense bouquin « William Shakespeare »)

« Ne pas donner prise est une perfection négative. Il est beau d'être attaquable. »

*

Ça me fait songer à cette règle du pouvoir de Robert Greene :

« Ne semblez jamais trop parfait. »

dimanche 3 mai 2026

145 117 mots plus tard, c'est terminé


Le plus gros roman que j'aie jamais écrit.

Quinze ans de travail et d'accumulation de notes obsessive.

Deux années pour l'écrire – en particulier les derniers mois.

145 117 mots.

Et au moment où je rédigeais les dernières phrases, le soleil qui se met à luire sur moi.

samedi 25 avril 2026

lundi 20 avril 2026

Synchronicités littéraires

Il faudra bien que je parle des synchronicités littéraires qui ont peuplé ma vie...

Un écrivain controversé... Nicolas Boileau... Eric-Emmanuel Schmitt... Shakespeare... Jack Kerouac... Isaac Asimov... Des trucs de malade !...

J'y reviendrai.