vendredi 9 janvier 2026

L'acte le plus révolutionnaire

L’acte le plus révolutionnaire, dans une ville qui nous appelle avec ses tendresses, ses maîtresses, ses mairesses, ses petits trottoirs luisants de pluie, ses sourires diffus, son air électrique, ses cafés, surtout ses cafés, ses chics ou crasseux cafés, ses cafés remplis de quidams et de dames, c’est de rester chez soi. L’acte le plus révolutionnaire, c’est de s’enfermer à clé, et d'éprouver le bonheur d’être casanier.

Poème haut comme une petite girafe

J’ordonne des sphères
Sous de petits couperets de gaz
Et je prononce,
Coeur et estomac à l’unisson,
Les mots essentiels : 

Matos, atome, hématome, matheux

L’hématome matheux
En particulier me semble
Être un aléa intellectuel digne
De mention

J’espère des huîtres, des
Goélands humides qui
Les pêchent et
Les pincent

Des ordinateurs
Repêchés avec des algues
En guise de chevelures
Qui grognent à l’unisson
Des baleines

J’espère encore quoi ?
Des ablutions stylées,
Des chansons de carnaval,
Une muse qui se prend pour une puce,
Et peut-être, si je me
Commets vraiment
Sentimentalement,
Une girafe noyée dans
L’or de l’Afrique
En fin de journée –
Étant si haute, personne
Ne peut lui reprendre
Sa couronne

jeudi 8 janvier 2026

« Seule l'audace peut nous libérer de la peur »

“Only boldness can deliver from fear. And if the risk is not taken, the meaning of life is somehow violated, and the whole future is condemned to hopeless staleness.”

– Carl Gustav Jung

samedi 3 janvier 2026

Le menu du café-buvette

Blonde belge - 473 ml • 5,5 %
Ale fruitée et maltée, houblons nobles
floraux et épicés

Oiseau rare - 473 ml • 5,5 %
Cidre fermier brut non filtré
sans sulfite ajouté

Tu étais visiblement
Une blonde belge

Oiseau rare, mon frère
M'a déjà dit ça quand j'étais
Jeune

Moins sexy qu'une blonde belge –
Mais efficace dans son mystère

Encrassé de pénombre,
Rêvant de virtuosités sveltes,
je dors ! ô ! nuit d'aurore !

Ce sont ces mots qui lui avaient
Fait dire ça

Ma farce littéraire
Étant construite :

On ne pouvait pas s'entendre
Ma chère, car tu étais (amère comme)
Une bière ;

Et moi, un cidre foufou.

Rappelons aussi tes houblons nobles,
Et mon côté brut non filtré.

mardi 30 décembre 2025

Ma mère m'a ghosté à Noël

Sans farce. C'est tout à fait elle. Une sacrée humoriste.

Si c'était seulement moi, ça ne serait qu'un petit accro ; ne m'a-t-elle pas habitué à pire ? L'auguste femme a également ghosté mon garçon de quatre ans. C'est là qu'un papa, en général, montre ses crocs.

Le 17 décembre, je lui écris :

« Cette année, je ne prévois pas aller à Laval. Je préfère célébrer chez moi. Amélie et toi êtes les bienvenues.

De mon côté, j’ai besoin que les déplacements ne soient pas toujours dans le même sens.

Laisse-moi savoir. »

J'envoie un message sensiblement similaire à ma soeur. Toutes deux m'ignorent.

Pas d'accusé de réception. Pas d'engagement dans une démarche. Pas de « on va y penser. » Pas de contre-proposition.

Le silence le plus plat. Mais un mépris saillant.

Peu après Noël, un soir, l'indécence : publication en ligne des photos de son party privé, où un autre enfant est célébré.

Je ne demande pas la lune, pour mon fils. Juste un soupçon d'intérêt.

Contexte : Une fois mon fils né, elle aura mis presque deux ans à le rencontrer. Ma mère habite à moins de 15 km de chez moi. Sa famille belge, à mon fils, habite à 5 600 km, et a fait sa connaissance bien avant. C'est plus de 370 fois plus loin. N'est-ce pas aberrant ?

J'ai donc roulé mes manches et j'ai écrit à ma mère. J'ai mis les points sur les i. J'ai parlé de ses sabotages (dénigrement de mes rêves académiques, plus jeune). J'ai parlé de son absence de reconnaissance (je lui ai fourni l'impulsion pour vendre sa résidence, qui tombait en miettes, durant la pandémie). Je lui ai parlé, surtout, de sa propension à invisibiliser ses enfants.

Elle m'a traité ainsi, mais ne traitera pas Gabriel de la sorte.

Après mon message, elle m'a retiré de ses amis Facebook. Si ce n'est pas la preuve qu'elle tente d'invisibiliser, de ghoster les gens ?

Je rends mon blogue public à nouveau

Je me disais : je veux pas que mon blogue soit public, car je vais me faire piquer mon contenu.

Je me disais : les IA en formation (ou les scrapers, plutôt), qui parcourent le web, vont digérer ma poésie, et quiconque étant muni d'un clic pourra éructer un petit poème comme les miens.

Je me disais : je protège mon blogue !

Mais comme me l'a si gentiment fait remarquer Claude Sonnet (mon IA préférée, comme je le disais), le mal est sans doute fait depuis longtemps. Des sites comme Wayback Machine se sont chargés de nourrir les IA avec les quelques miettes que j'avais à offrir depuis longtemps.

La noble machine a résumé l'échange ainsi : 

Exposition > protection illusoire

Alors je suis de retour.

Je me dis que c'est bien correct.

mardi 16 décembre 2025

Claude Sonnet, mon IA préférée

Je bosse à un projet. Je suis déçu de ne pas avoir fait beaucoup. Je mentionne ce que j'ai fait à l'IA Claude Sonnet, qui me répond : « Ta "soirée douce" serait le highlight du mois de quelqu'un d'autre. » À méditer !